CO2 livraison urbaine | Chiffres et comparatifs 2026
- 10 mai
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La co2 livraison urbaine est devenue un enjeu central pour les villes comme pour les entreprises. Explosion du e-commerce, livraisons à la demande, attentes de rapidité : tout cela augmente le trafic de véhicules utilitaires en cœur de ville. Dans le même temps, les réglementations environnementales se renforcent et les zones à faibles émissions se généralisent.
Comprendre combien de CO₂ émet une livraison en ville, selon le mode choisi, est désormais indispensable pour piloter une stratégie logistique responsable. Dans cet article, nous faisons le point sur les chiffres récents, les comparatifs par mode de livraison et les leviers concrets pour réduire l’empreinte carbone du dernier kilomètre.
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Les études récentes convergent sur un constat clair : la logistique urbaine pèse beaucoup plus lourd que ce que l’on imagine dans le bilan carbone des villes.
Selon l’ADEME pour l’horizon 2025, le transport de marchandises représente environ 25 % des émissions de CO₂ en milieu urbain en France. Cerema et d’autres organismes confirment que la logistique urbaine compte pour 15 à 20 % du trafic motorisé en ville et près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre urbains.
Le segment le plus problématique est le dernier kilomètre : il concentre environ 30 % des coûts logistiques totaux mais surtout près de 53 % de l’empreinte carbone d’une chaîne d’approvisionnement. Autrement dit, les quelques kilomètres qui séparent le dernier dépôt du client final pèsent plus de la moitié de la pollution générée par l’ensemble du transport du colis.
À l’échelle d’une métropole comme Paris, les livraisons de marchandises représentent environ un quart des émissions de CO₂ liées aux transports. Elles sont aussi à l’origine de 17 à 20 % des émissions de particules fines en ville et d’une part importante des oxydes d’azote, avec un impact direct sur la qualité de l’air. En Île-de-France, la pollution liée au fret est associée à près de 7 900 décès prématurés chaque année.

On estime qu’en 2025, les grandes métropoles françaises dépassent les 500 000 livraisons quotidiennes. Ces flux sont souvent réalisés avec des véhicules légers faiblement remplis, le taux de chargement moyen restant inférieur à 40 %. Chaque trajet génère donc des émissions qui pourraient être fortement réduites par une meilleure mutualisation et par des solutions plus sobres comme le vélo cargo.
Pour évaluer précisément le CO₂ d’une livraison urbaine, on s’appuie sur des simulateurs développés par l’ADEME ou par des plateformes dédiées comme Impact CO₂. Ces outils tiennent compte de toute la logistique amont (entrepôt, transport longue distance, préparation) et du dernier kilomètre, ainsi que du déplacement du client lorsqu’il se rend en point relais ou en magasin.
Mode de livraison | Émissions moyennes (kg CO₂e/colis) |
Point relais (trajet à pied) | ~6,7 |
Retrait magasin / click & collect (à pied) | ~6,8 – 7,8 |
Livraison à domicile classique | ~8 |
Point relais (A/R 3,5 km en voiture) | > 8,2 |
Magasin (A/R 15 km en voiture) | 13 – 14 |
Un enseignement clé apparaît : pour un achat en ligne, la livraison à domicile peut être plus vertueuse que le retrait en point relais ou magasin si ce dernier implique un trajet automobile significatif. La marche à pied ou le vélo restent les options les plus sobres pour le client final. Lorsque les relais ou les schémas de livraison sont optimisés avec des solutions bas carbone, il est possible de descendre autour de 2,2 kg CO₂e par colis, soit une réduction très importante par rapport à des schémas motorisés classiques.
En pratique, l’impact réel dépend de nombreux paramètres : taille et poids du colis, distance d’acheminement, taux de remplissage des véhicules, choix du transporteur, organisation des tournées et contraintes de délai.
Comment quelques kilomètres en ville peuvent-ils représenter plus de la moitié du bilan carbone d’une livraison qui a parfois traversé un pays entier ? Plusieurs facteurs expliquent ce poids disproportionné. D’abord, le dernier kilomètre est fragmenté et peu mutualisé : un même quartier voit circuler successivement des camionnettes de différents transporteurs, parfois à moitié vides. Le taux de remplissage moyen des utilitaires légers reste inférieur à 40 %.

Ensuite, les contraintes urbaines rallongent les trajets : circulation dense, difficultés de stationnement, rues en sens unique et créneaux de livraison limités allongent les détours et multiplient les arrêts moteur allumé.
Le développement rapide du e-commerce accentue le phénomène : les volumes croissent plus vite que la capacité des infrastructures, tandis que la promesse du « jour même » pousse à des tournées moins optimisées.
À l’échelle nationale, le transport routier pèse près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre de la France et plus de 90 % des émissions liées au secteur des transports. Malgré les progrès techniques, les émissions stagnent car les volumes transportés continuent de croître.
Les études montrent que les vélos cargos électriques peuvent réduire les émissions jusqu’à 60 % par rapport à des camionnettes thermiques pour des tournées intra-muros. En France, leurs émissions sont environ quinze fois inférieures à celles des utilitaires légers classiques pour des missions comparables.
Un vélo cargo ou un triporteur peut couvrir une grande partie des livraisons en centre-ville, notamment pour la restauration, les traiteurs, les boulangeries ou encore l’événementiel. ChezPick&Drop, ces véhicules constituent le cœur de l’offre en Île-de-France.
Déployer une logistique en deux étages – plateformes régionales puis micro hubs urbains – réduit les distances parcourues et permet d’utiliser massivement des solutions bas carbone pour la desserte finale.
Couplé à une flotte mixte (utilitaires pour les transferts, vélos cargos en centre-ville), ce schéma limite le nombre d’entrées de véhicules lourds en zone dense et facilite la mutualisation entre expéditeurs.
Les systèmes de gestion de transport (TMS) optimisent les tournées, regroupent les livraisons par zone et réduisent les kilomètres à vide : les gains peuvent atteindre 10 à 20 % de distance économisée. La mutualisation entre marques et l’électrification progressive des flottes complètent le dispositif pour abaisser durablement les émissions.

Pas toujours. Si le point relais est accessible à pied ou à vélo, l’impact peut être légèrement inférieur. En revanche, si le client doit prendre sa voiture pour plusieurs kilomètres, la livraison à domicile peut s’avérer plus sobre.
Les vélos cargos et triporteurs couvrent déjà un large spectre : boulangeries, pâtisseries, traiteurs, restaurateurs, épiceries, chocolatiers ainsi que des acteurs de l’événementiel ou du luxe les utilisent quotidiennement. Pour des volumes très importants ou des distances plus longues, des utilitaires restent nécessaires.
Des simulateurs grand public comme ceux de l’ADEME offrent un ordre de grandeur par colis ou trajet. Pour un suivi précis, il est recommandé de collaborer avec un partenaire qui mesure les émissions par type de véhicule, tournée et client, à l’aide de facteurs d’émission reconnus.
Oui. Les vélos cargos se faufilent mieux que les camionnettes dans le trafic urbain. Associés à des micro hubs bien situés et à un pilotage numérique des tournées, ils offrent des délais fiables tout en réduisant les émissions.
Cartographier les flux actuels, identifier les zones où des solutions bas carbone sont pertinentes, lancer des pilotes sur quelques lignes de livraison et proposer aux clients les modes les plus sobres. Choisir un partenaire spécialisé dans la logistique urbaine décarbonée permet de bénéficier immédiatement d’une flotte optimisée.
La CO₂ livraison urbaine est devenue un sujet structurant : la logistique représente environ un quart des émissions urbaines, et le dernier kilomètre plus de la moitié de l’empreinte carbone d’une chaîne d’approvisionnement. Vélos cargos, triporteurs, micro hubs, mutualisation, électrification et optimisation numérique offrent déjà des leviers concrets pour concilier exigence de service et baisse mesurable des émissions. Pour explorer des solutions delivraison premium et décarbonéeen Île-de-France, découvrez les services Pick&Drop.



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